Assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet 2026, les allocations restent au niveau de 2025
Le conseil d'administration de l'Unédic a décidé le 30 juin 2026 de ne pas revaloriser les allocations. L'ARE minimale reste à 32,13 € par jour et la partie fixe à 13,18 € — les paramètres en vigueur depuis le 1er juillet 2025 sont reconduits. Ce que cela change concrètement sur une allocation mensuelle.
Une décision du 30 juin, un gel de fait
Chaque année, le conseil d'administration de l'Unédic examine au 1er juillet une revalorisation des allocations. Le 30 juin 2026, il a décidé de ne pas revaloriser : les paramètres en vigueur depuis le 1er juillet 2025 sont reconduits tels quels.
Il ne s'agit pas d'une baisse — aucun allocataire ne voit son montant diminuer. Mais en période d'inflation, un montant nominal inchangé est une perte de pouvoir d'achat réelle pour les allocataires, particulièrement au niveau du plancher où l'allocation ne suit aucun salaire.
| Paramètre | Valeur reconduite |
|---|---|
| Partie proportionnelle du salaire journalier de référence | 40,4 % |
| Partie fixe journalière | 13,18 € |
| Plancher alternatif (% du SJR) | 57 % |
| Allocation minimale journalière | 32,13 € |
| Plafond (% du SJR) | 75 % |
Ce que ça donne sur trois niveaux de salaire
Allocations mensuelles brutes calculées avec les paramètres ci-dessus, pour une année complète travaillée au salaire indiqué :
- SMIC (1 867 € bruts/mois)taux de remplacement 62 %1 139 €
- Salaire médian (2 800 € bruts/mois)taux de remplacement 57 %1 574 €
- Cadre (4 500 € bruts/mois)taux de remplacement 57 %2 530 €
Estimations calculées par notre simulateur à partir des paramètres Unédic reconduits. Le montant réel dépend de la période de référence retenue par France Travail.
Le calcul fait apparaître un mécanisme que peu de gens ont en tête. France Travail retient le plus avantageux de deux modes : soit 40,4 % du salaire journalier de référence plus une partie fixe de 13,18 €, soit 57 % de ce salaire de référence.
Au niveau du SMIC, la partie fixe pèse lourd dans un petit salaire de référence : c'est le premier mode qui gagne, et le taux de remplacement atteint 62 %. Dès le salaire médian, la partie fixe devient négligeable et c'est le second mode qui prend le relais — le taux se stabilise à 57 %et n'en bouge plus, pour le salaire médian comme pour le cadre à 4 500 €. Le gel de la partie fixe à 13,18 €touche donc d'abord les allocataires les moins payés : c'est sur eux seuls qu'elle fait encore une différence.
Qui est concerné, qui ne l'est pas
Ce gel concerne les allocataires de l'assurance chômage, c'est-à-dire les anciens salariés — y compris les salariés portés, qui cotisent et ouvrent des droits comme n'importe quel salarié.
Il ne concerne pas ceux qui n'ont, de toute façon, pas de droits : les micro-entrepreneurs et les présidents de SASU ne cotisent pas à l'assurance chômage. C'est un angle mort que nous détaillons dans nos guides auto-entrepreneur et chômage et SASU et chômage du dirigeant.
Vérifier sur ta situation
Sources
- Unédic — Allocations d'assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet 2026
- Unédic — Revalorisation des allocations d'assurance chômage, mode d'emploi
- France Travail — l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE)
Publié le 20/08/2026. Les montants cités sont calculés par nos simulateurs à partir des taux 2026. Une erreur ? Signale-la.